life

Wounds as initiation

We have all been wounded and the path of seeing our wounds as initiation is one that is so important. It is not an easy path. It is a long one. Its often filled with desperation. Why me? Why does it still hurt? Why can’t it pass? But the path once you start to walk it, I can assure you, is fueled with mercy, magic, grace, openings, growth, grounding, so much sense and so much beauty.

It is a warrior’s path of courage and kindness (specially towards ourselves). It asks many times that we go against the grain of a world that in so many ways has lost touch with the sacred. On that road, we often need to (re)connect with the sense of sacredness, of something bigger than us, with a sense of surrender and devotion but also with the power that we are gaining through the initiatory path…All that that we have forgotten. All that that used to be us. Long before we even got our wounds.

To heed this call, it is essential that we honor our unique sensitivities and eccentricities and open to the possibility that even our deepest wounding may be filled with guidance, medicine, and meaning.

Will you walk the path?

The other day somewhere in Moss Norway
all · dream · family · feelings · future · life · me · now · past

Un héritage

J’ai fait un rêve étrange, il y a deux ans et deux nuits.

Nous étions en train de visiter un lieu – qui était un lieu que je connaissais bien apparemment – un lieu de mon enfance – cela ressemblait a un parc d´attraction….? Ou peut-être je l’avais déjà visité en rêve. Marie était avec nous – je dis nous car j’ai entrevu Julie aussi, et un groupe de filles aussi – je me demande dans quelle mesure, toutes les filles de mes derniers stages de transgénérationnel avec Christine U. étaient la…

Nous nous promenions donc, et nous nous sommes arrêtées devant une fenêtre. Il y a avait là sur le rebord deux petits objets très jolis, presque abandonnés, qui ressemblaient a deux petits chandeliers – ils étaient bleus? en céramique? Marie s´est arrêtée pour les observer et les toucher. Et surtout je voyais que ces yeux brillaient et qu’elle les voulait bien…Quand tout à coup quelqu´un (c était une femme) est venue par derrière et presque en la poussant, a pris ces deux objets sous son nez. Je me souviens très bien que nous étions toutes offusquées de la présence de “l´autre”, de son acte. Et biensur du fait que c’est Marie qui était la première sur le lieu…

Quand j’en parle à Marie elle me demande qui t’a dépossédé de quoi. Et cela me parle ….

Alfie · psychogenealogy · transgenerationel

Les phobies. Les angoisses. Le transgénérationnel encore….

Alfie a 8 ans lorsqu´elle commence à développer des phobies qui se manifestent par des crises d´angoisse à chaque fois que nous avons le projet de sortir de la maison pour aller quelque part, même juste au magasin à quelques kilometres de chez nous ou pour un plus long trajet. Tout se bloque quand il s’agit de se déplacer – qu´il s´agisse de prendre la voiture ou un quelconque moyen de transport (bus, train, avion). Elle refuse. Elle panique. Elle ne veut pas. Elle pleure. Et puis elle fait «une grosse crise» d’angoisse.

Pour essayer d´expliquer ces angoisses chez une enfant qui fonctionne par ailleurs tout à fait normalement socialement, une enfant qui vit dans un environnement sécurisant et sécurisé, il m’est apparu nécessaire travaillant sur le sujet depuis de nombreuses années, de privilégier certaines hypothèses d´un ou plusieurs événements traumatiques non-élaborés dans l´arbre de ses parents (le mien et celui de Baard) ou de ses grands-parents. En effet, les silences et les non-dits qui planent dans la branche maternelle – mais également paternelle – de ma famille (sa branche maternelle pour elle donc) peuvent laisser entrevoir de nombreux événements traumatiques qui pourraient être la source de ces angoisses et apporter des éléments de début d’explication sur ces phobies.

Une première hypothèse se tisse autour d´une mémoire traumatique de déplacement.

En effet, lorsque j´avais 8 ans, après neuf ans d´un mariage désastreux [1], mes parents divorcent de façon assez brutale et radicale. Ma mère décide de quitter la France où je suis née et partir refaire sa vie en Grèce en prenant avec elle deux valises et ses deux enfants (ma petite sœur qui a alors 6 ans et moi-même). Ce départ est vécu comme un véritable déchirement ; un aller, sans possible retour, précipité apparemment, en avion. Nous sommes en 1974 et cette date marque la fin du régime dictatorial (dit « des colonels » en Grèce). On dit souvent en transgénérationnel que la grand histoire rejoint souvent la petite. Cet événement marquera la fin de mon enfance [2]. Je quitte alors mon pays, ma langue, mon école, mes ami.e.s, (et bien évidemment mon père) pour aller vers l´inconnu, certes le pays de mes ancêtres, mais que je ne connais que très peu à ce moment-là. Nous y avions passé quelques étés mais je n´en ai aucune mémoire heureuse.

Une première piste donc assez évidente se trouve donc ici, et je pense qu´elle se doit d´être explorée. Alfie revit dans sa chair, dans son petit corps et au même âge que moi, mes angoisses de petite fille qui fut arrachée brutalement à son pays, son foyer et à son enfance, exactement au même moment de son (mon) développement. Les images se collent presque l’une sur l’autre. Plus précisement, alors que nous partons en vacances pour “juste” aller voir ma famille à Athènes, elle est prise de tremblements dès qu’elle entre dans la carlingue; une panique immense, elle ne peut plus respirer. Elle n´est plus elle même, elle est comme envahie, comme possédée par une énergie funeste et une forme fantomatique, elle veut s´échapper de l’avion, sortir de là, au secours, elle veut s´enfuir. Elle ne peut plus respirer. Son père et moi ne savons pas quoi faire. Nous sommes surpris. C’est horrible. Les hôtesses nous ordonnent de nous assoir, n’ayant aucune compréhension de la sévérité de ce qui (nous) arrive et nous allons bientôt décoller. Nous la prenons dans nos bras. Nous essayons de la calmer. De nous calmer…Ce premier événement est très violent. Toutes les cellules de mon corps s’en rappellent encore. Les images sont indélébiles. Elles sont tatouées dans mes gènes.

Par la suite, tout déplacement deviendra très compliqué, sinon impossible. Elle ne pourra même plus prendre la voiture…Le retour en Norvège sera incroyablement compliqué.

Je pourrais donc dire ici, qu’un traumatisme subit par la mère à l’âge de 8 ans semble ainsi s’inscrire négativement dans l´inconscient familial, car bien qu’ignorant tout de ce passé, Alfie réagit et agit au même âge par une identification à des évènements douloureux.

Un autre événement important, également non-élaboré, et plus compliqué à élaborer puisqu´il s´agit d´un secret familial que je révèle ici au grand jour, vient poser d´autres hypothèses qui pourraient tout aussi bien être à la source des symptômes phobiques de ma fille.

Une hypothèse n’exclut pas l’autre ; souvent il s’agit d’ un faisceau de divers éléments et de concordances.

A l´été de mes 8 ans, donc, en arrivant à Athènes justement, je subis des attouchements par mon grand-oncle – Vaggelis Stefos – le frère de ma grand-mère maternelle Ioanna (celui-ci est toujours en vie et je lui ai récemment écrit – mais ça, c’est une autre histoire et je suis en train d’écrire dessus. Je publierai sans doute quelque chose bientôt). Cette agression se passe dans l’appartement de ma grand-mère, lors d´une sieste (imposée par elle – pour qu’elle puisse regarder son film de l’après-midi tranquillement), alors qu´elle-même se trouve dans la chambre d´à côté et que les portes sont grandes ouvertes! Mais l’aggression se fait dans les murmures et le son de la TV couvre tout de toute façon.

Et le silence de la culpabilité couvre tout.

La deuxième hypothèse se trame donc autour de l´inceste.

Née en 1921, ma grand-mère maternelle a eu une vie difficile; elle a vécu dans le plus grand dénuement – économique, intellectuel, social, psychologique, et émotionnel. Elle fait partie des échanges de population opérés entre la Grèce et la Turquie. Elle est l´ainée de 16 enfants – dont 9 meurent en très bas-âge. L´effroi des parents, surtout de mon arrière grand-mère, Katerina, mais également je dirais de tous les enfants survivants, et de ma grand-mère en particulier – l´ainée – et tous ses deuils non-faits (à ma connaissance, il n´y pas de sépultures connues) seront transmis tels quels, de petits et de grands traumatismes, des coups de couteaux inscrits dans la mémoire familiale et de ses souterrains émotionnels. Je suppose aussi que toutes ces morts de ses petits êtres sont aussi les conséquences de traumatismes précédents.

En 1947, Ioanna perd son mari engagé comme soldat pendant la guerre civile, la laissant avec deux petites filles (un bébé de 6 mois et ma mère qui a à peine 2 ans). Elle les place alors toutes deux dans un orphelinat. Auparavant, elle avait perdu un premier enfant – un petit garçon mort avant sa première année. Il se raconte aussi qu’elle a dû avoir de nombreux avortements; qu’elle faisait cela seule, à la maison, avec un cintre en fer, laissant ainsi deviner une vie assez mouvementée et/ou de nombreux amants[3]. Elle se ne remarie pas mais se met en couple avec un homme, chef de police, très violent. Peu d´informations sont réellement accessibles sur cette relation, mais la famille a souvent répété que cet homme a été source de nombreux malheurs dans notre famille. Une récente discussion avec ma mère révèle que, alors qu´elle était adolescente, elle fut obligée de « sortir » avec cet homme, par sa propre mère, celle ci la menaçant avec un couteau, et de la tuer, si elle refusait. Sa propre mère! Cet effroyable aveu me fait enfin réaliser dans quel environnement de violence et d´abus ma mère et sa propre mère ont vécu toute leur vie.

En revenant vers ma fille Alfie et ce qui fait symptôme chez elle, il est possible que « sortir » pour elle, soit dangereux ; sortir pour elle est marqué de l´effroi de ce que ses ancêtres maternels ont vécu. Sortir est dangereux. Si tu sors, tu peux mourir. Sortir est aussi l’injonction maternelle envers la fille. Le mot est lourd de sens.

A travers une parole qui paraît (quelque peu) libérée et grâce à un travail analytique intense, d´autres mémoires émergent et se collent les unes aux autres pour pouvoir reconstruire une image familiale un peu plus compréhensible, une image qui fait sens. Ainsi, en retravaillant sur mon arbre familial et en repensant aux jeunes années de ma sœur, j´appose une nouvelle lumière sur un évènement resté jusqu´ici un peu dans l´ombre. Ma sœur, alors qu´elle n´avait que 19 ans, a partagé le même amant que ma mère[4]. Comme ce qui s´était produit dans la génération précédente, mais sans violence cette fois, et de façon soit-disant « naturelle » – le hasard passant par la, la mère passant la main délicatement sans le savoir et sans le vouloir même a sa fille.

En analysant le peu de données que j´ai en ma possession, et en examinant quelques détails -par exemple, la peu de différence d´âge entre la génération des grands oncles et tantes et la génération de ma mère[5] – il y a quelque chose qui se dégage de l´ordre de la confusion et de l´écrasement des générations. Aussi, comme souvent dans les familles ou règne un climat de promiscuité et d´inceste, les informations transmises sont tronquées ou floues ; je suis donc très étonnée de ces reconstructions mentales qui viennent très récemment me donner de nouvelles clés importantes pour la compréhension de certains de nos dysfonctionnements familiaux.

Et comme pour mettre mon intuition à l´épreuve, je présente à mon père une photo où ma mère pose lascivement avec au centre le grand-oncle abuseur. Mon père, qui pourtant a bien connu toutes les personnes présentes sur la photo, me demande pourtant : « Mais qui sont tous ces gens ? Et lui, au milieu, c´est qui? C’est encore un amant de ta mère ? » (Voir photo 1)

Tous ces événements semblent porter une caractéristique commune: ils sont liés à une notion de transgression, de faute morale commise envers autrui ou envers soi-même, et par conséquent ils sont porteurs de culpabilité et de honte.

A travers les secrets, ces comportements semblent immobiliser l´énergie du système familial jusqu´aux générations suivantes – la mienne, celle de ma fille. Les interactions dans la famille deviennent compliquées. Ces difficultés se traduisent par des perturbations nombreuses décrites ici et d´autres conséquences encore difficiles à déceler à travers les générations.

Le réseau enchevêtré par l´incestuel et les proximités très étroites et non différenciée entre les générations font que le passé ne peut pas être intégré.

Photo 1 – Ma mère au milieu pose lascivement près de son oncle au milieu. Son sein pointe vers lui. Et que veut dire cet homme a droite qui le montre du doigt?

[1] Les quelques informations que je peux obtenir sont équivoques mais donnent de fortes indications que la relation était devenue insoutenable ; mon père était très « autoritaire, tyrannique et violent », ma mère était de nature « frivole et peu sérieuse ». Ma mère m´a récemment raconté que mon père a porté « des coups » sur elle. Elle raconte aussi qu´elle a dû être hospitalisée – une fois.

[2] En nous quittant, mon père me souffle à l´oreille « Tu es grande maintenant, surtout fais attention à ta petite soeur, tu es la cheffe de la famille»

[3] Plusieurs indications – par exemple le quartier où elle vivait a Athènes  – donne à penser qu´elle aurait éventuellement pû se prostituer à un moment de sa courte vie. Ce qui pourrait confirmer cette supposition, c´est le fait que ma GMM n´a pas de sépulture. A son décès, elle a été mise dans une «fosse commune».

[4] L´amant (Maurice) avait d´abord flirté avec ma mère. Il est ensuite sorti avec ma soeur. Ils avaient plus de 30 ans de différence d´âge.

[5] Le grand oncle en question ici (abuseur) – toujours en vie – a aujourd´hui 82 ans et ma mère en a 76.

[6] Observons ici que le chiffre 8 est significative dans mon système familial.

*Nicolas Abraham et Maria Torok ont décrit des cas particuliers de deuil impossible qu’ils ont appelés « crypte au sein du Moi ». Les cryptes sont des formes particulièrement dramatiques de perte, liées à deux circonstances : l’objet perdu était narcissiquement indispensable au survivant, et un secret inavouable honteux les liait l’un à l’autre. 

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La transmission


La question de la transmission a toujours été au centre des différents courants psychogénéalogiques. Comment expliquer, par exemple, qu’un petit-fils de déporté puisse être hanté par les cauchemars de son grand-père ? Tout se passe comme s’il avait lui-même traversé les événements traumatiques de son aïeul.
Anne Ancelin Schützenberger considère deux niveaux de transmission : une transmission consciente ou « intergénérationnelle* », parlée entre enfants, parents et grands-parents, et une transmission inconsciente ou « transgénérationnelle* tue mais véhiculée par les non-dits et les secrets. Elle distingue également divers canaux de transmission.


La vie utérine


Selon Anne Ancelin Schützenberger, la mère transmettrait, dès la vie utérine, certaines expériences à son enfant, d’inconscient à incons- cient. Les recherches analytiques depuis Sigmund Freud sont à cet égard riches en hypothèses. Il semblerait que la mère communique ses propres rêves à son enfant dès le septième mois de grossesse ; celui-ci aurait ainsi accès à l’inconscient de sa mère. Françoise Dolto, quant à elle, postule que l’inconscient de la mère et celui de l’enfant sont reliés, ce qui imprégnerait l’enfant d’événements familiaux sur plusieurs générations. Ceci est à rapprocher des psychodrames qui permettent à certains de revivre une partie de leur vie intra-utérine ainsi que leur naissance. Selon Jacob Levi Moreno, il y aurait une véritable communi- cation d’inconscient à inconscient à l’intérieur de la famille qu’il nomme « co-inconscient familial ».


Les projections parentales


Les projections des parents sur l’enfant, appelées aussi « engrammes », représenteraient un autre canal de transmission. En effet, dès sa nais- sance et même avant, l’enfant est l’objet de nombreuses attentes et projections de la part de ses parents, souvent même de sa famille entière, qui imprime chez lui une sorte de programme de vie concernant son avenir affectif voire professionnel.


Le langage non verbal


Le corps et le langage non verbal pourraient aussi servir de canaux de transmission. L’atmosphère familiale, le comportement et les attitudes des parents, leurs gestes, leurs soupirs… sont autant d’informations perçues par l’enfant sur ce que ses parents ou grands-parents vivent ou ont vécu.

Les deuils familiaux


L’inachevé aurait également un impact: les deuils non faits ou « bloqués » – morts prématurées, injustes, violentes – se transmet- traient aux générations suivantes. Ces deuils, en quelque sorte non digérés, inachevés, constituent pour les descendants un véritable fardeau. En effet, tout enfant hérite des problématiques non résolues de ses parents. L’approche analytique montre que les psychotiques expriment inconsciemment le vécu de leurs parents avant même d’exprimer le leur et que leur discours possède une signification dès lors qu’il est replacé dans l’histoire familiale, sur plusieurs générations.


Les non-dits


Enfin, ce qui est occulté resurgit bien souvent d’une manière ou d’une autre. Lorsqu’une personne souffre, elle choisit la plupart du temps de le taire afin de protéger son entourage et plus particulièrement ses enfants. On voit cependant apparaître chez ceux-ci et chez leurs descendants des troubles psychologiques, voire des maladies psycho- somatiques, indiquant très clairement que les non-dits traversent les générations plus encore que les paroles et tout ce qu’elles véhiculent.

L’approche thérapeutique


Les séances de travail thérapeutique d’Anne Ancelin Schützenberger s’organisent principalement autour de deux axes : un axe psychosocio- logique* et un axe psychanalytique*. Lors du premier entretien, le patient se raconte et parle de sa famille. Il en esquisse les personnages marquants et les temps forts : mariages, séparations, déménagements, accidents, décès, etc. Pour ce faire, il est aidé par un questionnaire précis visant à repérer les coïncidences de dates ou d’événements ainsi que les âges-clés, les éventuelles répétitions, les syndromes d’anniver- saire, les traumatismes et les amnésies volontaires ou involontaires.
Le premier axe de travail consiste en une lecture psychosociologique : les différents événements sont rapportés à leur contexte historique, culturel
et social. Le second axe se réfère à la pratique psychanalytique : on travaille alors sur les associations libres, les rêves et les actes manqués.
Anne Ancelin Schützenberger se démarque cependant des psychanalystes classiques en apportant à son patient une aide toujours très active. Elle pointe, éclaire puis recadre différemment l’événement traumatique ou la maladie, et permet ainsi au sujet de s’engager sur une voie nouvelle, de devenir acteur de sa vie et d’agir sur l’évolution de sa maladie. Donner un sens aux événements, repérer les répétitions à travers les générations est au cœur de sa pratique, qu’elle soit individuelle ou de groupe.

Texte des éditions Eyrolles

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Le syndrome d’anniversaire


La « réaction d’anniversaire »


Anne Ancelin Schützenberger s’est appuyée sur les travaux de Joséphine Hilgard pour explorer le syndrome d’anniversaire dans les cas de cancer. Cette dernière, médecin et psychologue à San Francisco, a étudié de 1952 à 1988 les dossiers d’admission de malades en hôpital psychiatrique et a mis en évidence le lien entre le déclenchement d’une psychose* à l’âge adulte et un événement familial traumatisant. Selon elle, une véritable « réaction d’anniversaire » peut se produire chez un patient lorsque son enfant arrive à l’âge où lui-même a été victime d’un traumatisme. Par exemple, une mère peut déclarer un accident psychotique lorsque sa fille ou son fils atteint l’âge de dix ans, âge qu’elle avait elle-même lorsqu’un de ses parents s’est suicidé.
Cette étude a permis de démontrer statistiquement l’existence de ces syndromes d’anniversaire dans le cas d’épisodes psychotiques. Joséphine Hilgard a également établi le syndrome du « double anniversaire » ou « anniversaires successifs » : ce pourrait être le cas d’une mère de deux enfants qui déclenche un épisode psychotique lorsque son premier enfant a huit ans – âge auquel elle a perdu son père -, puis en déclare un second lorsque son deuxième enfant atteint, lui aussi, l’âge de huit ans. Pour Joséphine Hilgard, ces périodes d’anniversaires correspondent presque toujours à des moments critiques de fragilisation extrême.


L’appréhension de la période d’anniversaire


De la même manière, de nombreuses personnes appréhendent le moment où elles accèderont à l’âge qu’avaient leurs parents quand ils ont été victimes d’un événement traumatique, maladie ou accident, ou même quand ils sont morts. Certaines le craignent d’autant plus qu’elles occupent le même rang de fratrie que le parent en question, qu’elles portent le même prénom ou qu’elles sont nées à une date identique. Ces craintes sont accentuées lorsque l’entourage vit cet événement traumatique comme une malédiction. Le psychologue américain Robert Rosenthal parle de « réalisation automatique des prédictions ». Anne Ancelin Schützenberger, dans ses travaux sur les syndromes d’anniversaire dans les cas de cancer, expose ainsi le cas d’une jeune femme certaine de mourir à un âge précis : « ma mère est morte à 35 ans, je ne dépasserai pas cet âge-là » ; à 35 ans, elle développe un syndrome dépressif qui affaiblit son système immunitaire et favo- rise l’apparition d’un cancer. Cette forme de répétition morbide relève d’un mécanisme connu sur le plan de la clinique médicale : l’idée d’une mort à l’identique d’un parent déclenche une dépression, laquelle entraîne une baisse des défenses immunologiques. D’autres personnes, en revanche, traversent ces mêmes périodes sans fragilisation, généra- lement lorsque la cohésion familiale a été maintenue et que le deuil du parent a été exprimé, partagé, ou encore lorsqu’un réseau social ou une prise en charge psychologique a assuré cette fonction de soutien.
La répétition du syndrome d’anniversaire
Anne Ancelin Schützenberger a également étudié les conséquences somatiques des traumatismes de guerre sur les descendants des victi- mes. Ses études sur génosociogrammes ont permis de démontrer l’existence de nombreuses répétitions d’anniversaire ou de double anniversaire sur deux ou trois générations, et parfois plus. Elle emploie le terme de « stress d’anniversaire » pour qualifier ces périodes de fragilisation qui peuvent conduire une personne à déclencher une pathologie ; si celle-ci dresse son génosociogramme, elle identifiera souvent un phénomène de répétition et aura ainsi la possibilité de s’en affranchir, voire de guérir.


En résumé
Dans une génération, l’un des membres d’une famille meurt à un âge donné, dans des conditions dramatiques, d’une maladie ou d’un accident. À la génération suivante, un descendant peut alors développer, au même âge, selon un phénomène de répétition morbide, une maladie identique ou redouter un accident similaire, répétition que l’on qualifie de « syndrome d’anniversaire ». Si ce syndrome d’anniversaire a effectivement lieu, la génération qui suit peut adhérer à la croyance d’une malédiction familiale qui risque d’engendrer des périodes de fragilisation aux périodes anniversaires de ces événements dramatiques.

{Texte des éditions Eyrolles}

Tarot
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The Second Coming

BY WILLIAM BUTLER YEATS

The failure to restore order and justice in Europe after World War One doomed the continent to a new round of horrors. This was all too clear to many observers. In 1922, the poet William Butler Yeats captured this mood of despair in his poem, “The Second Coming”

Turning and turning in the widening gyre 
The falcon cannot hear the falconer; 
Things fall apart; the centre cannot hold; 
Mere anarchy is loosed upon the world, 
The blood-dimmed tide is loosed, and everywhere 
The ceremony of innocence is drowned; 
The best lack all convictions, while the worst 
Are full of passionate intensity.

Surely some revelation is at hand; 
Surely the Second Coming is at hand. 
The Second Coming! Hardly are those words out 
When a vast image out of Spiritus Mundi 
Troubles my sight: somewhere in sands of the desert 
A shape with lion body and the head of a man, 
A gaze blank and pitiless as the sun, 
Is moving its slow thighs, while all about it 
Reel shadows of the indignant desert birds. 
The darkness drops again; but now I know 
That twenty centuries of stony sleep 
Were vexed to nightmare by a rocking cradle, 
And what rough beast, its hour come round at last, 
Slouches towards Bethlehem to be born?

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Thérapeute de l’invisible

” Pour comprendre la présence d’une entité dans une aura, il faut parler, au moins brièvement, des plans vibratoires de la terre.
De même que nous avons une aura avec un corps physique et des corps subtils (éthérique, astral, mental, causal, bouddhique et atmique), notre planète, elle aussi, est un Grand Etre vivant, que l’on appelle Logos planétaire ou Gaïa.

Comme nous, la terre a donc son corps de matière, sur lequel nous marchons et nous déplaçons et ses « corps » subtils (que l’on appelle « plans »), bien plus vastes que les nôtres, puisque c’est une entité énorme. Disons, pour simplifier et par analogie, que le plan éthérique de la terre serait son champ électromagnétique et le plan astral, son corps des émotions, le seul qui intéresse ici : car la terre abrite l’ombre et aussi la lumière. Elle est, comme les humains qu’elle porte, un Etre en évolution.

Pour donner une idée de ce grand plan astral, on peut prendre l’image d’un immeuble de 7 étages aux frontières floues et communicantes, pour représenter 7 sous-plans vibratoires immenses, de plus en plus lumineux au fur et à mesure que l’on s’élève.

Les entités humaines (mais il y en a d’autres) qui peuplent ces différents sous-plans sont essentiellement des décédés : ils sont attirés, après leur mort, par affinité vibratoire, sur le plan qui leur correspond exactement, ce qui fait qu’il n’y a jamais d’erreur ou d’injustice, pour qui passe de l’autre côté du voile. Trois niveaux coexistent, suivant la quantité de lumière qui y figure : moins il y a de lumière et moins il y a d’amour. On les nomme bas/moyen/haut astral . C’est ce que la religion appelle enfer/purgatoire/paradis (quoi que ce dernier se situe à vrai dire encore plus haut, dans le plan mental de la terre, mais le haut astral est déjà un plan élevé et lumineux où vivent des âmes bonnes et heureuses). Seules des entités issues du bas et moyen astral parasitent les humains.

Le bas astral est le premier étage de notre immeuble (ou premier sous-plan du corps émotionnel de la terre) ; c’est donc le plus proche de nous, ce qui facilite la communication. Il est habité par toutes sortes d’entités plus ou moins sombres ou infernales, qui n’ont pas pu/voulu monter plus haut, parce que ce sont des âmes basses et en involution. On les appelle aussi les « âmes perdues » car elles se sont coupées de leur soi supérieur, parfois pour des éons. Si elles investissent un vivant, c’est par jouissance maligne et pour connaître à nouveau des sensations physiques à travers un corps de chair .

Les deux étages (ou sous-plans) suivants sont les niveaux inférieurs du moyen astral. Ils sont fréquentés par des décédés peu évolués ou retenus par le champ terrestre pour diverses raisons, telles les passions matérielles ou encore, leur attachement à un proche, qu’elles hantent, en quelque sorte, si elles sont avec lui, comme elles peuvent hanter un lieu.

Imaginons qu’on prenne un ascenseur après la mort : tout le monde passe à tous les étages (infernal y compris) mais sans s’y arrêter, fort heureusement, pour une grande majorité des décédés, ce qui rend le passage rapide et indolore. L’ascenseur ne pourra pas monter plus haut que l’étage avec lequel la personne est en affinité vibratoire, mais il pourra s’arrêter plus bas si elle le désire.

Parfois encore, certaines personnes, suite à une mort brutale par exemple, n’ont pas le temps de réaliser leur décès, ce qui fait qu’elles ne prennent pas l’ascenseur lorsqu’il se présente…J’ai aidé certaines d’entre elles (liées affectivement à des consultants) qui étaient restées enfermées dans une sorte de ouate grise comateuse, et qui, de l’autre côté du voile, revenaient en quelque sorte à elles, suffisamment pour accepter le départ vers leur plan respectif.

Lorsqu’il y a une entité dans l’aura, la libération consiste à faire monter cette âme le plus haut possible dans la lumière, selon sa capacité vibratoire : c’est l’aider à quitter le plan terrestre pour rejoindre le plan qui est le sien. Les personnes à même de faire ce travail sont des « passeurs d’âmes ».”

Un extrait du livre de Nathalie Abdelaziz, CONFIDENTE DES ÂMES – CHEMIN INITIATIQUE D’UNE THÉRAPEUTE DE L’INVISIBLE.

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Shedding Patterns of Victimhood

I went to a trauma workshop and I learnt about many things including shedding an internalized identification with victimhood patterns. To the extent that we are not owning our full power we are possibly unconsciously trying to control and manipulate other people. Pulling them into enmeshed dynamics. From this place we think people owe us. It is not totally our fault- we all have our responsibility- we are also vulnerable to be pulled in to save, rescue, take care, or control others because of our own fear and patterns. When one person or group stops, the whole dynamic can change. Owning our power is a somatic embodied thing. We can think it all we want but we need to anchor it in the body, in action.

It has risks for ourselves and for others and the whole system when anyone is stuck in the victim position on individual and collective levels. However the problem is that when we get blamed or targeted for it, it reinstates it even stronger. We need to feel safe and it helps to be challenged by loving allies who out of love and care give us such a reflection and don’t let us continue in the same way. This is a wonderful way for us to reclaim the power that is fully ours. If someone doesn’t own their power we are all affected. We are one system. It is the only way for everyone to have their power.
To resuscitate our autonomous sense of being.
We take full pristine responsibility for ourselves. While there is a victim then no one has their full power.

When we create more awareness as to the state of our nervous systems, notice our triggers and our dissociative responses, and create somatic resource to increase our window of tolerance, we start to have more autonomy over our instincts and can be responsive rather than fully reactive with no choice in the matter. As we do this all story dissolves. it’s a moment to moment thing. It’s not bypassing the body because “it’s just story”, we are fully in the body. We start unfurling and defrosting.
We feel our power in ourselves fully, and also in connection. We make the boundaries we need to keep feeling ourselves. We take somatic care of ourselves. We see there is nothing wrong with us or with anyone else.

All of society is built on the atomic structure of attachment. Our capacity to be with ourselves and to be with each other at the same time.
Most of us have sacrificed our real autonomy and our sense of real connection.


It comes up in intimate relationships but it’s underneath all societal structures and all the domains where humans interact with each other. We can create social change on a large scale by deep listening to ourselves and by attending to the way we regulate our nervous systems.

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«Enter in one another»

The idea that one can soak up someone else’s depression or anxiety or sense the tension in a room is familiar. Indeed, phrases that capture this notion abound in the popular vernacular: “negative energy,” “dumping,” “you could cut the tension with a knife.”

The Transmission of Affect deals with the belief that the emotions and energies of one person or group can be absorbed by or can enter directly into another. The ability to borrow or share states of mind, once historically and culturally assumed, is now pathologized, as Teresa Brennan shows in relation to affective transfer in psychiatric clinics and the prevalence of psychogenic illness in contemporary life.

To neglect the mechanism by which affect is transmitted, the author claims, has serious consequences for science and medical research.

Brennan’s theory of affect is based on constant communication between individuals and their physical and social environments. Her important book details the relationships among affect, energy, and “new maladies of the soul,” including attention deficit disorder, chronic fatigue syndrome, codependency, and fibromyalgia.

TERESA BRENNAN was in the final stages of editing The Transmission of Affect in December 2002. On the night of December 9, she went out on an errand and was crossing the street when she was hit by an automobile. She never regained consciousness and died early in the morning of February 3, 2003. Dr. Brennan had been working on the finishing touches of her favorite chapter and reviewing the copyedited version of the manuscript on the night of the accident. The remaining
review was completed by her long-time assistant and literary
executrix, Woden Teachout, and her trusted researcher, Sandy Hart.