un jour a. m´a écrit…

florilège unique de grâces, trésor d’espiègleries voluptueuses, son visage est un étang où l’amour mène ses ballets nautiques. divine chevalière errante, comment Amour as-tu pu l’armer des traits redoutables qui ont conquis le monde. les gazelles effarouchées de ses yeux fuient, frissonnantes, leur intrépide prédateur, avant de se laisser enfin asservir. Feint-elle d’ignorer que c’est un esclave qu’avec un jeu savant de sourcils elle vient d’acheter et qui se prosterne devant les nénuphars de ses pieds ? ses seins charmants sont les lotus d’or où il s’ébat et se pâme, tel un flamant royal du lac Mânasa, insouciant d’être sous peu transpercé du glaive de ses coupoles érigées. sous l’ourlet de ses lèvres écloses brille la frange nacrée de ses dents, tandis qu’elle compose dans la mer de nectar qu’est sa bouche, l’ambroisie capiteuse d’une parole amoureuse. syllabe après syllabe elle épèle : ” ô Mâhadeva, me voici expirante à tes pieds. si tu tardes à venir; mon corps se consumera dans un abîme de douleurs. Lamentos des rossignols, est-ce en vain que retentit ma perpétuelle instance?”

109e43b8aa3395c7db11c70959dc3707(librement inspiré par une photographie numérisée (la mienne) du XXIème siècle et par un poème hindou du XIIème siècle – mais peut-être ce dernier fut-il semé par l’un de mes précédents avatars, ignorant sa destination véritable?)

cinnamona, cette nuit, veillez à cadenassez vos paupières dorées sur vos yeux noisettes, de crainte que je me mue en écureuil pour venir y déposer un baiser.

a.

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