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Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?

 

Dans la lignée des récits autobiographiques qui replacent les auteurs dans leur famille d’origine pour essayer d’en comprendre les fonctionnements ou dysfonctionnements et les conséquences sur leur propre vie, Jeanette Winterston nous offre une oeuvre généreuse, fouillée, aboutie où elle analyse avec ouverture et sincérité ce qui s’est joué pendant son enfance dans sa famille d’adoption. Une belle quête à la recherche de son identité et de la réconciliation avec soi-même.

“Je crois à la fiction et au pouvoir des histoires parce qu’ils nous donnent la possibilité de parler de nouvelles langues. De ne pas être réduits au silence. Nous découvrons tous qu’en cas de traumatisme profond, nous hésitons, nous bégayons; notre parole est entrecoupée de longues pauses. Le traumatisme nous reste en travers de la gorge. Mais par le langage des autres nous retrouvons le nôtre. Nous pouvons nous tourner vers la poésie. Ouvrir un livre. Quelqu’un a traversé cette épreuve pour nous et s’est immergé profondément dans les mots. J’ai eu besoin des mots parce que les familles malheureuses sont les conspirations du silence. On ne pardonne jamais à celui qui brise l’omerta. Lui ou elle doit apprendre à se pardonner”.

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Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? de Jeanette Winterson

Paru aux éditions de l’olivier, 21€.

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