life

la nomade et le feu

Mon corps est de plomb aujourd´hui – seule au monde, en quête, vagabonde, en route vers le nord, mue par l’appel du métal, du feu, et du bois, dans la contrée des vikings; je suis toujours dans cette grande traversée, tel le voyageur, le déraciné, l’oiseau migrateur….

Olga FeldmanLe métal n’est ni eau, ni terre, ni feu, ni air, mais il procède de leur réunion et par ce mélange, il les surpasse et s’en éloigne. Seule au monde. Coupée de tout. Dure et souple à la fois, cet esprit et ce corps qui travaillent comme une balance de nerfs, une légèreté d´un certain poids, un poids qui manque de légèreté.

Je suis un voyageur qui se déplace – ici bas.

Prendre à nouveau une bonne trempe de la part de cet environment fourbe et malsain.

Ca commence dès le matin par les rencontres attablées et des questions vides et continue par des signes, des signaux imperceptibles mais que je perçois comme des coups de marteau.

Ca se passe ici bas, dans la tête et dans le coeur.

Autrement dit, un commencement sans fin, ou encore, un chemin à l´envers, vers le passé, du temps où mon grand-père fabriquait des armes pour gagner sa vie. Faire des armes, fabriquer un objet qui va tuer quelqu´un, sans doute, surement.

De cette fiction, inhérente à ma légende familiale, il se joue en moi quelque chose de chaotique, d´anéantissant. De plus en plus, il me vient des accès de conscience, de présence, la marque du fer, la marque du feu…. et de plus en plus, je voudrais y échapper…. à pas de loup, à pas feutrés… comme une nomade que je suis…

Dans le nomadisme, la seule question finalement est celle de la surface. Rien ne se place dans l’espace, ni dans le temps, ni dans le présent encore moins dans l´avenir. Pour le nomade, l’intérieur se prolonge dans l’extérieur et ainsi il trace son chemin.

Le (premier) voyageur fabriquait des  instruments métalliques trenchant, pointus, qui ouvrent la faille du destin entre un homme et son ennemi, et gravent une plaie profonde sur les corps tendres des autres.

Je murmure en moi-même: de toute façon, je n’ai rien a voir avec ceci.

De tout façon, y a-t-il une autre maison pour moi sur cette terre.

(freely inspired by a piece of Ko Murobushi)

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