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Le monstre est mort

24 novembre 2021.

Ça y est. Il est parti. Il est parti dans l’autre monde. Il est parti avec dans son coeur les crimes qu’il a commis. Il est parti avec sa conscience bien lourde des actes de pédophilie et d’inceste qu’il a commis.

Il y a trois ans, il déchirait la lettre que je lui envoyais et qui l’accusait de ces crimes.

Il y a deux ans, je trouvais le courage (et la rage) enfin pour tout raconter a ma mère. Les mots d’une adulte de 53 ans sur le secret de son enfant de 8 ans.

Il est donc mort. Enfin. Mais la mort n’apaise pas les crimes. Surtout pour ceux qui les portent. Pour les autres, il y a la colère. C’est bien la colère! Mais elle brûle les corps et les coeurs qui la porte.

Aujourd’hui la colère que je porte ne me brûle plus. Et c’est bien comme ca.

Il est parti. Et ma rage aussi.

L’abuseur a un nom. Vaggelis Stefos. Il est mort le 24 novembre 2021 a Volos.
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Les âmes éveillées

“Mes amis, ne perdez pas courage. Nous avons été préparés pour cette époque. De nombreuses personnes profondément et véritablement déconcertées m’ont contactée récemment. Elles sont préoccupées par l’état des choses qui se déroulent actuellement dans le monde. Nous vivons une époque de stupéfaction quotidienne et souvent de colère justifiée vis-à-vis des dernières dégradations commises contre ce qui compte le plus pour des gens civilisés ou visionnaires.

Vos appréciations sont justes. La gloire et l’orgueil démesuré auxquels certains ont aspiré tout en entérinant des actes si abominables contre des enfants, des personnes âgées, des gens ordinaires, des pauvres et des sans-défense, est à couper le souffle. Pourtant, je vous exhorte, je vous le demande, je vous supplie, s’il vous plaît de ne pas laisser votre esprit s’assécher en épuisant vos larmes pendant ces temps difficiles. Surtout ne perdez pas espoir. Plus particulièrement car le fait est que nous avons été préparés pour vivre cette époque. Oui. Pendant des années, nous avons appris, pratiqué, attendu et été formés pour répondre à ce niveau exact d’engagement.

J’ai grandi sur les Grands Lacs et je sais reconnaître un vaisseau qui est en état de naviguer lorsque j’en vois un. Concernant les âmes éveillées, il n’y a jamais eu de par le monde autant de vaisseaux à flot qu’actuellement. Et ils sont parfaitement équipés et capables de se signaler les uns aux autres comme jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité.

Regardez par-delà la proue ; il y a des millions d’embarcations d’âmes justes qui se trouvent sur les eaux avec vous. Même s’il est possible que vos coques tremblent à chaque vague au cœur de l’orage agité, je vous assure que les grandes poutres qui composent votre proue et votre gouvernail proviennent d’une forêt bien plus vaste. Ce bois de construction est connu pour résister aux tempêtes, pour sa capacité à maintenir ensemble, pour sa résistance et sa longévité, quoi qu’il advienne.

En tout temps d’obscurité, face à tout ce qui ne va pas dans le monde ou qui semble irréparable, il existe une tendance à se détourner vers l’inconscience. Ne vous focalisez pas là-dessus. Il existe également une tendance à se laisser affaiblir en s’attardant sur ce qui est hors de portée ou sur ce qui ne peut encore se produire. Ne vous focalisez pas sur cela. C’est comme vouloir gonfler les voiles sans les avoir hissées.

On a besoin de nous, c’est tout ce que nous avons à savoir. Et bien que nous rencontrions de la résistance, nous rencontrerons d’autant plus de grandes âmes qui nous appelleront, nous aimeront et nous guideront et nous les reconnaîtrons quand elles apparaîtront. Ne disiez-vous pas que vous étiez croyants ? Ne disiez-vous pas que vous vous étiez engagés à écouter votre voix supérieure ? N’avez-vous pas demandé la grâce ? Ne vous rappelez-vous pas qu’être dans la grâce signifie s’abandonner à la voix supérieure ?

Notre travail n’est pas celui de réparer le monde entier en une seule fois mais de tendre à rétablir cette part du monde se trouvant à notre portée. La plus petite et paisible chose qu’une âme puisse faire pour en aider une autre, pour aider une partie de ce pauvre monde en souffrance, sera d’une aide immense. Il ne nous est pas donné de savoir quels actes ou qui les accompliront permettant d’entraîner la masse critique qui fera pencher les choses vers un bien durable.

Pour qu’un changement profond puisse avoir lieu, ce qui est nécessaire est une accumulation d’actes, ajoutés les uns aux autres, continuellement. Nous savons qu’il n’est pas nécessaire que tout le monde sur Terre participe pour que prévalent la justice et la paix, mais seulement un petit groupe déterminé qui n’abandonnera pas à la première, deuxième ou centième tempête.

Une des actions les plus apaisantes et puissantes que vous puissiez accomplir pour intervenir dans ce monde tourmenté, est de vous lever et de révéler votre âme. Sur le pont, dans les temps d’obscurité, l’âme brille comme de l’or. La lumière de l’âme projette des étincelles, peut envoyer des balises lumineuses, faire des signaux de feu et permet à ce qui est juste d’être allumé. Pour que la lanterne de l’âme puisse être vue dans des temps d’obscurité comme ceux-ci – il nous faut être énergiques et faire preuve de miséricorde envers autrui : ce sont là deux actes d’immense bravoure et de la plus grande nécessité.

Les âmes se débattant captent la lumière des autres âmes pleinement éveillées et prêtes à le montrer. Si vous souhaitez aider à calmer le tumulte, c’est l’une des plus puissantes choses que vous puissiez accomplir.

Il y aura toujours des moments où vous vous sentirez découragés. J’ai moi aussi ressenti le désespoir de nombreuses fois dans ma vie, mais je ne lui accorde pas de place. Je ne le nourris pas. Je ne lui permets pas de manger à ma table.

La raison est la suivante: au plus profond de moi, je sais quelque chose, tout comme vous le savez. C’est qu’il ne peut y avoir de désespoir lorsque vous vous rappelez pourquoi vous êtes venus sur Terre, qui vous servez, et qui vous a envoyé ici. Les bonnes paroles que nous prononçons et les bonnes actions que nous accomplissons ne nous appartiennent pas. Ce sont les paroles et les actes de l’Un qui nous a amenés ici. Quand un grand navire est amarré dans le port, il est en sécurité, cela ne fait aucun doute. Mais ce n’est pas dans ce but que sont construits les grands navires.”

Clarissa Pinkola Estes

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Initiation

« L’initiation doit être comprise comme un départ sur un chemin ascendant, vers une lumière intérieure. Et sur ce chemin, pourtant, les premiers pas plongent l’initiable dans l’obscurité d’un mystère. Sa direction est indiquée par l’étymologie très obscure du mot qui est formé à partir du latin in, « dans » ou « sur », et iter, « chemin », inere se traduisant aussi bien par « pénétrer » que par « commencer ». Initier signifier textuellement « mettre sur le chemin qui mène à l’intérieur ».

L’initiation est une navigation périlleuse vers un centre sacré, la traversé d’un océan où le navigateur perd très vite la trace de tout signe terrestre. Pour la sauvegarde du vaisseau, le cap doit être maintenu par un pilote expert, venu du bord des âges par la voie de ce qu’il est convenu d’appeler « tradition initiatique », dans le sens précis de transmission d’une influence spirituelle » selon les termes de René Guénon [Aperçus sur l’initiation, Éditions traditionnelles, 1977]. Transmise par des hommes à des hommes, de génération à génération, cette « influence spirituelle » n’est pourtant pas d’origine humaine, car elle appartient au domaine de la lumière universelle dont les hommes sont des créatures.

L’initiation ne s’adresse pas à l’intellect. Elle n’est pas communicable à la façon sont s’enseigne un savoir, une science ou une technique. Plus proche d’un art par le fait qu’elle requiert l’inspiration, elle est bouleversement de l’être intime dans lequel elle s’inscrit par des épreuves pénibles, morales et physiques, qui peuvent laisser parfois des marques profondes dans la chair du sujet initié. A l’issue de ce « bouleversement » ou « retournement », l’initiation est recréation et ouverture de l’être sur l’intérieur du monde et de lui-même.

Alors que l’information est communication horizontale d’un savoir par la voie externe d’une représentation mentale et s’adresse à « l’écorce », l’initiation est participation verticale au rythme de l’univers par la voie interne d’un rituel et concerne « la pulpe ». »

Bernard Roger – extrait de Initiation et contes de fées – Une évocation des cheminements initiatiques dans les contes populaires d’Europe, Dervy, 2013

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Notes sur la mélodie des choses

“Plus l’artiste sait dire, plus il lui reste à deviner. Derrière un effet qu’il obtient consciemment, il y en a vingt autres dont il est le premier surpris. Dans toute véritable oeuvre d’art, il y a des dizaines de splendeurs dont sa volonté est inconsciente.
Une fois qu’il a formulé quelque chose, il n’a fait que ménager de la place pour cette grandeur qui jamais ne se laisse contraindre ou conquérir.”

” L’artiste est toujours celui-ci : un danseur dont le mouvement se brise sur la contrainte de sa cellule. Ce qui dans ses pas et dans l’élan restreint de ses bras n’a point d’espace, cela dans l’épuisement sort de ses lèvres, à moins que de ses doigts écorchés il ne lui faille inscrire sur les murs les lignes de son corps qu’il n’a pas encore vécues.”

” Si la racine ignore tout des fruits, elle ne les nourrit pas moins.
Et nous sommes comme des fruits. Nous sommes suspendus bien haut parmi des branches étrangement entrelacées, et nous sommes livrés à bien des vents. Ce que nous possédons, c’est notre maturité, notre douceur, notre beauté. Mais la force qui les nourrit coule à travers un seul tronc, depuis une racine qui a fini par s’étendre sur des mondes entiers.
Si nous voulons témoigner de sa puissance, chacun de nous doit vouloir l’utiliser dans le sens qui est le plus propre à sa solitude. Plus il y a de solitaires, plus solennelle, plus émouvante et plus puissante est leur communauté.
Et ce sont justement les plus solitaires qui ont la plus grande part à la communauté.”

Rainer Maria Rilke

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Un coeur

Si la moitié de mon cœur est ici,

L’autre moitié est en Grèce,

Et puis souvent, il y en a une grande partie qui s’envole vers la France, là où mes ancêtres ont trouvé patrie en 1916.

Et puis tous les matins, quand mes rêves me lâchent enfin pour me laisser revenir en surface en parler

Mon cœur s’enfonce avec amour dans une forêt de Norvège.

Et quand le calme revient le soir dans la maison,
Mon cœur s’en va encore,
il s’en va s’enivrer au son du tambour dans une vieille yourte en Mongolie.

Je regarde la nuit à travers les fenêtres
et malgré tous ces murmures qui pèsent parfois dans ma poitrine,
Mon cœur bats la chamade ici et maintenant,

En rythme avec l’étoile la plus lointaine de ce ciel de novembre.

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La mort qui rôde

La mort brutale et inexpliquée des deux enfants de ma tante (la soeur de mon père), morts tous deux en très bas âge, à peine nourrissons, est sans nul doute un des évènements les plus traumatiques et un des plus marquant dans l’histoire récente de ma famille.

Cet évènement porte sur la mémoire familiale un tel effroi et une telle sidération qu´il a longtemps été tu, caché, enseveli comme le sont souvent les événements les plus traumatiques. Et bien évidemment c’était resté longtemps un secret.

Ce n´est que bien des années plus tard, suite à mon travail en transgénérationnel, a mes interrogations personnelles et de ma première année d´études en psychogénéalogie, il y a plus de 15 ans maintenant, que j´ai pu découvrir – révéler – mettre au jour ces faits.

Comme il était très difficile d´évoquer le sujet et que je ne connais pas les circonstances exactes de ce qu´il s´est passé, mon père évitant de nombreuses années le sujet avec cette phrase classique entendue dans de nombreuses familles « N´en parle pas à ta tante, ça la tuerait !!! », ma tante ne répondant jamais aux questions ou prétendant que c’est du passé, qu’elle ne se souvient pas…il s´est créé une “crypte” à laquelle il est presque impossible d´accéder.

Il n´y a pas eu d´élaboration autour de ces deux morts. Il n’y a pas eu de mots. Je ne sais même pas si sépulture il y a. De plus, le secret est toujours bien gardé.

Une première petite fille est née et est décédée en 1952 (14 ans avant ma naissance). Elle portait le nom Patricia. Un deuxième enfant est né connu le même sort, la mort, tout petit, nourrisson, à peine trois années plus tard. Il s´appelait Philippe (prénom qui a été donné à un de mes cousins). Ainsi, je porte le prénom de cette petite fille. Pourtant quand on m’a donné ce prénom il parait que c’est ma mère qui l’a choisi. Suis-je donc l´enfant de remplacement de ma tante ? Quelles relations entretenaient mon père et sa sœur ? Est-il possible que l´incestuel se fasse au travers l’enfant de sa propre soeur? Etais je leur enfant symbolique ? Et ma mère dans tout ca?

Mon père et sa sœur ont perdu leur père en 1947 alors que mon père Alexandre n´a que 11 ans et sa sœur Irène n’a pas encore 16 ans. Ils ont dû alors subvenir aux besoins de la famille en soutenant leur mère (Cléopâtre). Formaient-ils alors une sorte de petit «couple» dans le foyer familial ? Devaient ils s’occuper de leur mère veuve? Épleurée ? Triste?

Une jalousie maladive de ma tante envers ma mère par la suite, pourrait accentuer cette hypothèse. C´était une compétition incessante pour qui sera la plus belle et la mieux habillée.

Revenons à moi. Une chose m’intrigue. Plus jeune, j´ai subi deux avortements : comme si les deux premiers enfants ne pouvaient pas vivre, reproduisant comme par loyauté le même schéma que ma tante.

Et puis il y a pire.

Après la naissance de ma fille, 3 jours après avoir quitté la maternité, alors que la grossesse et l´accouchement s´était très bien passés, une très grave infection (E.Coli) a provoqué une septicémie, et d´après les médecins a failli me couter la vie, marquant ainsi comme une double injection familiale – comme une malédiction: naitre est dangereux, devenir mère est interdit ; dans les deux cas, on peut en mourir !

certificat de deces de ma cousine Patricia
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Throw a spell – Jeter un sort

Photo archive personnelle

“Les sorts ont trois composantes: l’émotion, l’intention (la pensée symbolique) et l’action. Le praticien peut se tromper sur chacun de ces points, mais les problèmes commencent souvent avec l’émotion. Si celle-ci est l’angoisse ou le désespoir, ce ne sera pas une partie de plaisir. Dans tous les cas, générer une émotion n’a rien d’aisé. Aujourd’hui, quand je jette des sorts avec mes clients, ils se sentent parfois intimidés, ou trouvent difficile d’accéder à l’émotion qui les a menés à moi. Être capable d’accéder à une émotion sur commande demande de la pratique, en sorcellerie comme au théâtre. Être capable de convoquer une émotion puissante et authentique à volonté, sans se tromper, requiert beaucoup de savoir faire. Les sorts ne fonctionnent efficacement que si l’émotion qui les anime est vraie. Comme la plupart des moteurs, les sorts ont besoin de carburant. L’émotion enflamme le sort; l’action l’envoie faire votre boulot dans l’univers.”
(P.224)
Amanda Yates Garcia – Initiée-Mémoires d’une sorcière chez Pygmalion.

Spells have three components: emotion, intention (symbolic thinking) and action. Each of these things can be wrong with the practitioner, but the problems often start with the emotion. anxiety or despair, it will not be fun. In any case, generating emotion is not easy. Today, when I cast spells with my clients, they sometimes feel intimidated , or find it difficult to access the emotion that brought them to me. Being able to access an emotion on command takes practice, in witchcraft as well as in the theater. Being able to summon a powerful and authentic emotion at will , without being mistaken, requires a lot of skill. Spells only work effectively if the emotion animating them is true. Like most engines, spells need fuel. Emotion ignites the spell; action sends him to do your job in the universe. "
(P.224)
Amanda Yates Garcia - Initiate-Memoirs of a witch at Pygmalion.
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L’ansaignement

« Je ne me suis jamais demandé à vrai dire d’où vient le tabou du sang menstruel. Ce n’est pas une discussion que nous avons entre garçons. Le sang participe certainement de ce que cette femme désigne comme « part manquante », part qui manque à chacun et à chacune, part qui manque à notre humanité tout entière. Ce n’est pas la femme qui manque puisque la femme est là, qu’elle attend depuis si longtemps qu’on la remarque, qu’on ne fasse pas de son don d’enfanter une infirmité, une excuse pour la priver de ses droits à l’expression de son être singulier. Ce n’est pas elle qui manque, non, mais quelque chose qui a été écarté et dont le sang est comme la trace, cette résonnance au plus intime de la matrice d’une musique céleste, intemporelle que nos sociétés, en s’éloignant de l’origine, ont choisi de ne plus entendre. Lorsqu’elles ont choisi à nouveau de l’entendre, il était trop tard. »

« Je dis que ce qu’ils méprisent dans ce sexe, c’est qu’il soit à la fois ce sexe qu’on baise et ce sexe qui saigne, qui enfante, tout ce que le sang raconte, chaque mois. Comme si dans le huis clos de toute étreinte où l’homme croit disposer librement du corps de la femme, le sang lui rappelait soudain qu’elle n’avait jamais cessé de lui échapper. Le sang serait pour lui le symbole haï de ce que, dans la femme, il ne peut pas atteindre, quelle que soit la violence déployée pour l’atteindre ; le symbole d’un lien qui, en dépit de tout ce qui a été fait pour le trancher, perdure avec l’origine, précisément. Nos sociétés étalent le sang partout sur nos écrans, c’est même souvent la garantie d’un audimat, quand le sang des femmes, lui, est tabou, lui et tout ce qu’il raconte. C’est étonnant, non ? »
Jean-Philippe de Tonnac, L’Ensaignement, Guy Trédaniel – Romans, octobre 2021

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Sham-manism

«You know, the biggest single reason I am so vocal about new age sham-manism and the disrespect given to ancient traditions, is the suffering which keepers of ancient traditions have gone through over the centuries.

In Mongolia and Siberia tens of 100,000’s of shamans and Buddhist lamas were killed during the communist purges of the early 20th Century. And in the USA it was illegal until the mid 1970’s for Native Americans to practice their spirituality.

Here is a photo of a Lakota Sioux medicine man. His crime was that he dared to run a traditional sweat lodge ceremony for his community.

Photo taken in 1880

And please don’t say it’s better now, because natives in the Amazon are still being killed for land and minerals and oil, and the same is true of Siberia.

Cultural theft and appropriation is everywhere – in the new age and fashion industries and other places. And people make up teachings and pass them off as legitimate and traditional all the time, often charging for ceremonies which they don’t have permission to run and which should never ever be charged for.
Sometimes people write totally false histories about themselves and making claims about things which are total lies. As editor of Sacred Hoop Magazine you wouldn’t believe some of the stories I have heard over the years.

This is why honouring sacred traditions matter – because people died to hold on to them – and are still dying.
Precious teachings have been released in trust from indigenous cultures, who held on to them by their finger tips, and they come into the west and get abused, adulterated, sold like sweets, and scattered like garbage.

And if that doesn’t make you angry and concerned, then I simply – and sadly – don’t understand you.»

Nicholas Breeze Wood (from a facebook post in 2018)

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Exhumer

Photo: archive personnelle

Exhumer les mots des ancêtres, enfermés depuis plusieurs générations.

Respirer, méditer, écouter son corps.

Puis peu à peu, s’écarter du socle sur lequel s’est construit le mythe familial, bâti sur la famille unie, même si divorcée, l’amour de son prochain, le confort matériel, la réussite sociale.

Une vie de « bella figura ».

Sans avenir et sans passé.