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Un héritage

J’ai fait un rêve étrange, il y a deux ans et deux nuits.

Nous étions en train de visiter un lieu – qui était un lieu que je connaissais bien apparemment – un lieu de mon enfance – cela ressemblait a un parc d´attraction….? Ou peut-être je l’avais déjà visité en rêve. Marie était avec nous – je dis nous car j’ai entrevu Julie aussi, et un groupe de filles aussi – je me demande dans quelle mesure, toutes les filles de mes derniers stages de transgénérationnel avec Christine U. étaient la…

Nous nous promenions donc, et nous nous sommes arrêtées devant une fenêtre. Il y a avait là sur le rebord deux petits objets très jolis, presque abandonnés, qui ressemblaient a deux petits chandeliers – ils étaient bleus? en céramique? Marie s´est arrêtée pour les observer et les toucher. Et surtout je voyais que ces yeux brillaient et qu’elle les voulait bien…Quand tout à coup quelqu´un (c était une femme) est venue par derrière et presque en la poussant, a pris ces deux objets sous son nez. Je me souviens très bien que nous étions toutes offusquées de la présence de “l´autre”, de son acte. Et biensur du fait que c’est Marie qui était la première sur le lieu…

Quand j’en parle à Marie elle me demande qui t’a dépossédé de quoi. Et cela me parle ….

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«Enter in one another»

The idea that one can soak up someone else’s depression or anxiety or sense the tension in a room is familiar. Indeed, phrases that capture this notion abound in the popular vernacular: “negative energy,” “dumping,” “you could cut the tension with a knife.”

The Transmission of Affect deals with the belief that the emotions and energies of one person or group can be absorbed by or can enter directly into another. The ability to borrow or share states of mind, once historically and culturally assumed, is now pathologized, as Teresa Brennan shows in relation to affective transfer in psychiatric clinics and the prevalence of psychogenic illness in contemporary life.

To neglect the mechanism by which affect is transmitted, the author claims, has serious consequences for science and medical research.

Brennan’s theory of affect is based on constant communication between individuals and their physical and social environments. Her important book details the relationships among affect, energy, and “new maladies of the soul,” including attention deficit disorder, chronic fatigue syndrome, codependency, and fibromyalgia.

TERESA BRENNAN was in the final stages of editing The Transmission of Affect in December 2002. On the night of December 9, she went out on an errand and was crossing the street when she was hit by an automobile. She never regained consciousness and died early in the morning of February 3, 2003. Dr. Brennan had been working on the finishing touches of her favorite chapter and reviewing the copyedited version of the manuscript on the night of the accident. The remaining
review was completed by her long-time assistant and literary
executrix, Woden Teachout, and her trusted researcher, Sandy Hart.
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The Individual and the Nature of Mass Events

“Now if you believe in one life only, then such conditions will seem most disastrous, and in your terms they clearly are not pretty. Yet, though each victim in an epidemic may die his or her own death, that death becomes part of a mass social protest. The lives of intimate survivors are shaken, and according to the extent of the epidemic the various elements of social life itself are disturbed, altered, rearranged.” 

“To a certain extent, epidemics are the result of a mass suicide phenomenon on the parts of those involved. Biological, sociological, or even economic factors may be involved, in that for a variety of reasons, and at different levels, whole groups of individuals want to die at any given time — but in such a way that their individual deaths amount to a mass statement.”

“The epidemics then serve many purposes — warning that certain conditions will not be tolerated. There is a biological outrage that will be continually expressed until the conditions are changed.” 

“Left alone, the body can defend itself against any disease, but it cannot defend itself appropriately against an exaggerated general fear of disease on the individual’s part. It must mirror your own feelings and assessments. Usually, now, your entire medical systems literally generate as much disease as is cured — for you are everywhere hounded by the symptoms of various diseases, and filled with the fear of disease, overwhelmed by what seems to be the body’s propensity toward illness — and nowhere is the body’s vitality or natural defense system stressed.” 

The Seth books, channeled by Jane Roberts

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Miracles

Miracles are possible because in the presence of love they occur naturally. There is a portal of infinite possibility that is available to us even now, if we make ourselves receptive to the infinite wisdom that lies within each and every heart. All that matters is that at least we try. There is an old rabbinical saying: «You are not expected to complete the task, but neither are you permitted to abandon it.»

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Inceste, la machine à broyer

Que nous le voulions ou non nous sommes tous complices du silence qui entoure les cas d’inceste. Voilà, ce que dit Dorothée Dussy, anthropologue, qui a entrepris une longue étude sur l’inceste et ses conséquences que se soit pour les enfants abusés ou pour leurs abuseurs qu’elle est allée rencontrer en prison notamment dans plusieurs centres pénitentiaires de la région Ouest. Elle a publié un premier ouvrage voilà un an. Elle espère que son travail aura un rôle de révélateur et attend des pouvoirs publics des campagnes d’information de grande ampleur sur ce thème. Pour elle, il n’existe qu’un remède : libérer la parole.

En février 2013, l’anthropologue Dorothée Dussy publiait Le berceau des dominations – anthropologie de l’inceste, livre1 (éditions La discussion).
Chercheuse au CNRS, Dorothée Dussy a écrit plusieurs ouvrages explorant l’articulation entre le secret, le non-dit et les pratiques sociales. Elle a aussi coordonné l’ouvrage L’inceste, bilan des savoirs. Pour le premier volume du Berceau des dominations, elle est allée enquêter auprès des incesteurs incarcérés. Et à partir de la série d’entretiens qu’elle a effectués auprès d’eux, elle décortique la mécanique incestueuse. C’est dans une écriture accessible, teintée parfois d’humour, qu’elle nous invite à une remise en question radicale de nos présupposés.
Après avoir lu le premier volume, nous avons souhaité en savoir davantage ; les deux prochains ouvrages seront consacrés aux incesté-es et à la justice.

Vous avez une formation d’anthropologue, vous débutez une trilogie sur l’inceste avec un premier volume consacré aux incesteurs. Pourquoi et comment est né ce projet d’étudier l’inceste ?

Dorothée Dussy – Au départ c’est un projet banal ; “l’interdit de l’inceste” est une notion constitutive de la parenté qui est un dossier phare de l’anthropologie. La nouveauté, c’est d’avoir abordé l’inceste à partir d’une approche empirique. C’est-à-dire : non pas étudier la variété des systèmes de parenté et des configurations familiales qui veillent à interdire l’inceste dans les sociétés humaines, mais changer le point de départ du raisonnement. Je suis partie de la vie réelle où, de façon assez banale, des petites filles et des petits garçons vivent des abus sexuels dans leur famille. J’ai cherché de la documentation et j’ai constaté qu’il existait énormément d’enquêtes statistiques permettant de chiffrer le nombre d’enfants incestés ; c’est ce qui permet d’affirmer que l’inceste est une pratique relativement courante. Ensuite, j’ai simplement suivi le fil : j’ai engagé des enquêtes ethnographiques auprès de gens qui avaient été incestés, ou incesteurs, ou les deux, et j’ai essayé de décrire ce qu’est l’inceste dans la vie réelle, c’est-à-dire une machine à broyer.

Quelle découverte vous a particulièrement marquée et surprise dans cette première partie de votre recherche, faite auprès d’incesteurs incarcérés ?

D.D. – Deux choses : d’abord, la banalité des gens que j’ai rencontrés. J’ai été saisie par le fait que si nous avions été en dehors de la prison, par exemple avant le procès et l’incarcération, rien ne m’aurait permis de comprendre, ou de sentir, ou de réaliser, que ces hommes avec qui je discutais avaient eu des rapports sexuels avec un, ou plusieurs, enfant(s) de leur famille. En tous cas pour la majorité d’entre eux. La surprise, c’est précisément l’absence de différence visible entre eux et moi, ou entre eux et vous. L’inceste est invisible.
La seconde découverte, celle-ci étant objectivement une découverte de l’enquête, c’est l’idée que dans une famille, l’inceste survient dans un contexte où il est déjà là. Au moment où je rencontrais les incesteurs,
et aussi les incestés, il y avait déjà de l’inceste dans leur famille à la génération qui les précède, et aussi à celle d’avant. La grande surprise, c’est d’avoir découvert que l’inceste, et les relations érotisées, les relations d’évitement, de dégoût, l’aveuglement sur les pratiques incestueuses, la surdité familiale, s’apprennent par mimétisme au sein de la famille.

Prouver la banalité des violences comporte parfois le danger de banaliser ces violences, et votre approche profonde, ironique et parfois crue, permet d’éviter ce travers : on n’en sort pas indemne. Votre travail oblige à poser un regard critique sur la société, sur sa propre famille et sur soi. Il facilite la révélation des incestes. L’aviez-vous pensé ainsi ? Quels effets souhaitez-vous avoir sur vos lecteurs et lectrices ?

D.D. – J’ai déjà quelques retours de lecteurs, surtout de lectrices – incesté-e-s et magistrats ayant eu à instruire des dossiers d’inceste – qui m’ont dit que le livre leur avait permis de mieux comprendre certaines situations familiales, ou certaines ruptures inexpliquées dans les relations familiales entre oncles, tantes, parents, enfants. J’ai fait ce livre dans l’idée que le savoir produit aiderait les gens à réfléchir sur eux-mêmes ou sur leur famille, aiderait les professionnel-les de la justice, du travail social, de la santé mentale, à améliorer leurs interventions. Je suppose que c’est assez banal aussi : quand on est chercheur-e, on croit que l’amélioration des connaissances sur une question donnée permettra à chacun de mieux l’appréhender. Mais honnêtement, par lucidité plutôt que par modestie, je ne pense pas que mon livre puisse avoir beaucoup d’effet, précisément parce que nous sommes tous socialisés dans un ordre social qui repose sur le silence sur les pratiques incestueuses. Que nous le voulions ou non, nous sommes tirés vers le silence sur l’inceste.

Vous avez travaillé dans une association d’aide aux victimes d’inceste ; selon vous, suite à cette expérience et à votre recherche, quels axes devraient être prioritairement mis en œuvre et défendus par les groupes militants ? Par les pouvoirs publics ?

D.D. – Tout ce qui peut permettre d’entamer le système du silence, à l’échelle des individus, des familles et de la société, doit être encouragé.
Premier axe à mettre en œuvre par les pouvoirs publics : il faut réfléchir à un moyen d’informer les enfants incesteurs et les adultes incesteurs sur le fait que la sexualité avec quiconque est âgé de moins de quinze ans (la majorité sexuelle) est une infraction grave. Dans toutes les familles où il y a de l’inceste, les incesteurs savent très bien que l’inceste est interdit, que le viol est interdit, qu’abuser de son enfant est interdit. Les incesteurs contournent l’interdit, et contournent la mésestime d’eux-mêmes, en utilisant d’autres mots (“les bêtises”, “ça”, “faire l’amour”), ou aucun mot, pour définir ce qu’ils font avec l’enfant. En entreprise, dans l’espace public par voie d’affichage, à la télévision, il faut informer les adultes et les enfants, en évitant les périphrases et en communiquant sur l’idée qu’une situation ou un geste avec un mineur qui provoque une excitation sexuelle chez l’adulte, est interdit.
Deuxième axe : il faut responsabiliser davantage tous les adultes, et pas seulement dans les familles où il y a de l’inceste. Nous avons tous – c’est statistiquement inévitable – connu des gens, collègues, amis, compagne ou compagnon, qui nous ont fait part d’une histoire d’inceste, qui les a concernée directement ou qui a concerné des proches. Si nous arrivions à dépasser notre gêne (légitime) pour en reparler, poser des questions, amener la personne qui nous en parle à aller questionner sa famille et révéler l’inceste, nous aiderions à faire circuler la parole sur l’inceste, et peut-être nous permettrions de prévenir d’autres incestes. Les révélations d’inceste sont souvent faites incidemment, sans qu’on réalise vraiment qu’on vient de nous révéler une situation d’inceste. Les personnes qui révèlent l’inceste à leur entourage, que ce soit au fil d’une conversation qui n’a rien à voir, ou quand elles racontent une période de leur vie, parviennent à le dire mais à étouffer la révélation dans l’œuf. Et nous ne les accompagnons pas dans la révélation, parce que nous sommes gênés. Nous devrions tous être
responsabilisés davantage.
Troisième axe : favoriser la circulation de la révélation d’inceste dans la famille incestueuse, pour prévenir d’autres incestes dans la famille. De nombreuses études menées au Québec et en Amérique du nord montrent
l’efficacité de la parole pour prévenir les récidives d’inceste et de violence domestique. Je schématise mais grosso-modo, on sait que si on rassemble les membres de la famille et qu’on dit, publiquement, devant tout le monde : untel a incesté untel, ou bien, untel bat sa compagne, ses enfants, alors les violences ne sont pas reconduites car on est sorti du système silence. Ce qui, au passage, bat en brèche la notion de pulsion, qui peut être totalement inhibée dès lors que les infractions sont étalées au grand jour.

J’imagine que vous avez écrit ce premier volume avec l’idée que des incesteurs incarcérés le liront. Quels effets souhaitez-vous provoquer chez eux ?

D.D. – Je souhaite provoquer chez eux le même effet que chez d’autres lecteurs. Les incesteurs ne sont pas des gens ‘à part’. Les incesteurs ne sont pas les seuls à considérer implicitement qu’une partie de la population est sexuellement à leur disposition. Je n’incrimine personne parce que tout le monde concourt à reproduire invariablement cet état de fait ; les femmes, en ayant intériorisé qu’être belle et féminine passe par la capacité à séduire les hommes ; et les hommes, en ayant intériorisé l’injonction à la performance sexuelle qui fait d’eux des hommes, des vrais. Dans un registre socialement très institutionnalisé, la prostitution est une autre scène où une partie de la population est à la disponibilité sexuelle d’une autre. Le client est roi, c’est le principe du commerce. C’est exactement dans la même logique que l’incesteur ‘se sert’ dans sa famille, et, moyennant une rétribution qu’il détermine lui-même (des cadeaux, un peu plus d’attention, un moment de gentillesse), il se sent autorisé à prendre comme objet sexuel un enfant de la famille.

Une partie de la gauche libertaire considère que l’abolition du statut de mineur permettrait de répondre aux violences sexuelles âgistes. Le raisonnement un peu résumé consiste à dire que sans catégorisation adulte-enfant, non seulement on facilite la “puissance d’agir” des jeunes mais en plus on expulse la notion de pédophilie et d’inceste, pour encourager la liberté dans les rapports amoureux et sexuels contre la morale puritaine, familialiste, âgiste. Qu’en pensez-vous ?

D.D. – C’est un raisonnement qu’il est très difficile de contrer, les pro-pédophiles contestant tous les arguments en brandissant la responsabilité délétère de la morale sociale opposée à la libéralisation de la sexualité avec des enfants. Ce discours pro-pédophilie a coûté la vie à des tas d’adultes, anciens enfants ‘partenaires’ sexuels de
pédophiles et qui n’ont pas supporté l’expérience dépersonnalisante et déshumanisante d’être un objet sexuel. Il faut être très clair à ce sujet : ni en France, ni ailleurs, je n’ai jamais lu, jamais entendu, jamais rencontré quelqu’un qui pouvait témoigner que la sexualité qu’il avait vécu enfant était sans conséquence néfaste sur sa vie adulte. Les bibliothèques sont pleines de témoignages allant dans le sens radicalement contraire. Même les enfants ayant grandi dans les années soixante-dix dans des milieux sociaux libertaires et intellectuellement
favorables à la pédophilie témoignent de l’horreur rétrospective d’être le “partenaire” sexuel d’un adulte. Les pro-pédophiles sont de mauvaise foi et mentent ; il faut garder cela en tête.

Propos recueillis par Yeun L-Y pour le site breizfemmes.fr

A lire également « Une justice masculiniste : le cas des affaires d’inceste » sur le blog scenesdelavisquotidien.com

Voir le spot de la campagne du Collectif féministe contre le viol

Sur le même sujet : un livre vient de paraître au Canada et sera prochainement disponible en France.

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La mort

La mort tombe dans la vie comme une pierre dans un étang : d’abord, éclaboussures, affolements dans les buissons, battements d’ailes et fuites en tout sens. Ensuite, grands cercles sur l’eau, de plus en plus larges. Enfin le calme à nouveau, mais pas du tout le même silence qu’auparavant, un silence, comment dire :

a s s o u r d i s s a n t.


Christian Bobin

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Keeping quiet

Now we will count to twelve

and we will all keep still

for once on the face of the earth,

let’s not speak in any language;

let’s stop for a second,

and not move our arms so much.

It would be an exotic moment

without rush, without engines;

we would all be together

in a sudden strangeness.

Fishermen in the cold sea

would not harm whales

and the man gathering salt

would not look at his hurt hands.

Those who prepare green wars,

wars with gas, wars with fire,

victories with no survivors,

would put on clean clothes

and walk about with their brothers

in the shade, doing nothing.

What I want should not be confused

with total inactivity.

Life is what it is about…

If we were not so single-minded

about keeping our lives moving,

and for once could do nothing,

perhaps a huge silence

might interrupt this sadness

of never understanding ourselves

and of threatening ourselves with

death.

Now I’ll count up to twelve

and you keep quiet and I will go.

Pablo Neruda

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Il faut aimer à tort et à travers

Amis bien aimés,

Ma loulou est partie pour le pays de l’envers du décor. Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce. C’est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d’aplomb et d’équerre, par l’amour, et l’amitié, et la persuasion.

C’est l’histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage, ni vous ni moi, je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes 2 chéris qui lui ressemblent.

Sans vous commander, je vous demande d’aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir, il faut reboiser l’âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien-aimée ; il n’est de vrai que l’amitié et l’amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! Comme j’aimerais qu’il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.

En attendant, à vous autres, mes amis de l’ici-bas, face à ce qui m’arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu’un histrion, qu’un batteur de planches, qu’un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui : Je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers.

Julos Beaucarne – nuit du 2 au 3 février 1975

Josie Wren

Lettre ouverte de Julos Beaucarne à ses amis au lendemain de l’assassinat de Louise, sa femme, le 2 février 1975. Quelques jours plus tôt, Julos et Louise avaient donné l’hospitalité chez eux à un homme sorti d’hôpital psychiatrique. C’est lui qui avait frappé Louise de plusieurs coups de couteau. Ses amis étaient venus le voir, terrassés par la nouvelle et s’insurgeant doucement contre les opinions de Julos contre la peine de mort. Lassé de leurs remarques, il leur avait écrit cette lettre …..

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Life and death dance together

I was born under the dark moon. At night in the hour of the wolf. It was in September. I was finally delivered with forceps in 36 hours in a long and painful cry. My mother was only 21. She thought she would die that night.

Forceps birth

On the next day of my birthday and 54 years later, my father passed. He chose to blend my birth and his death; he chose to make me, from now on, forever, until my own last breath, celebrate my birthday and his deathday together.

Sometimes life is a miracle of what is given and what is taken TOGETHER.

I have witnessed many times how life is magically woven and entangled…..

When I became a mother, my world turned upside down. Some days after I gave birth, I almost died. I got a severe infection and I got rushed into the ER. There was blood in my uterus and I had more than 41 C fever, that would not let go for days. They took my newborn baby away from me. I could not have her in the hospital. I could not feed her. And she was only a few days old. And a sense of urgency permeated. Life and death dancing together again….

In my body, in my bones, I knew I housed the legacy of all that came before me – the trauma the loss the mourning the death the loss. I did not know yet what I was passing on unconsciously and through my body. I didn’t know what was coming. I didn’t know what was written. I did not know what repetitions and paths and loyalties I was secretly following….

Our bodies hold these legacies of trauma and resilience. Our bodies are shaped in multi-dimensional ways extending beyond our personal histories; in ways that speak to all of our entanglements with the vastness of life. And through our bodies a whole world of experience -our ‘personal’ world, the world of our ancestors, the world of the ghosts of our family, the cultures we live in, are recreated. We recreate worlds of meaning and experience through the gestures of every day life.

All these years I have become deeply curious about the secret transmissions. The ones that transpire though you do not know nothing about. Until you realise you knew…

How can we become disruptors and border-crossers, disrupting the legacy and transmission of lines of trauma and heavy stories while supporting the flourishing and proliferation of lines of resilience, reimagination and relationship through the body, through the system….

In 2019 (not so long ago) after many years of research I finally found the death certificate of Patricia Claudine Marianne – the baby of my aunt whose name was pushed into me – as a haunted inheritance. She was of course born in September. Like me. And she died in February. Of course. It made so much sense. I could have died in February 2008 after giving birth to my baby girl.

These stories cannot be invented. They are too powerful and too meaningful to be created or imagined (by any author or writer).

These stories are carried out. Washed out like a tide of truth. And when you understand that, you let go. You know that life and death dance together.

Death certificate of my cousin
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Exploring Our Roots And Ancestral History

Any unhealed past is not really past; it will continually be repeated until it can be processed and integrated.

Integrated history is presence.

Our ancestors transmit to us an intelligence that is resilient – after all, we are here today because of the sacred lineage of life, the will that wants to live. 

However, intergenerational trauma is also transmitted. Our bodies and nervous systems are the resonance body for fragmentation to find a home. As Thomas Hubl writes in his new book, Healing Collective Trauma, “My work has shown me that trauma is never purely an individual problem. And no matter how private or personal, trauma cannot belong solely to a family, or even to that family’s intricate ancestral tree. The consequences of trauma—indeed, the cumulative effects of personal, familial, and historical traumas—seep across communities, regions, lands, and nations. The impact of human-created suffering extends beyond the original subject or subjugated group; trauma’s legacy weaves and wires our very world, informing how we live in it, how we see it, and how we see and understand one another.”