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à mes amis sauveurs de République 15 jours tous les 5 ans!

J’ai voté blanc, je passerai les 5 années qui viennent avec plus de sérénité que le quinquennat qui s’achève. Pas de frustration. Pas de risque de trahison pourvoyeuse de mauvaise bile, je n’attends pas grand chose de monsieur Macron et je ne peux avoir que de bonnes surprises, car après tout sa jeunesse plait au monde, son ardeur surprend et il peut aussi réussir dans quelques domaines. Qui sait. Si les plus désavantagés de nos concitoyens en tirent avantages, tant mieux. Dans le doute je voterai quand même activement aux législatives de juin pour qu’il ne puisse pas faire TOUT ce qu’il veut.
Pour finir: à mes amis sauveurs de République 15 jours tous les 5 ans, vous qui trembliez si sincèrement devant le danger fasciste, le retour d’Hitler, la peste brune, l’ouverture des camps pour musulmans, les casques à pointes sur les champs Elysées et la presse muselée, puisse le bruit de vos genoux qui tremblent tous les 5 ans être remplacé par le tapage de vos pas dans les rues, les jours de mobilisation contre les raisons qui font grandir le vote FN. Sinon, rendormez-vous, sereins, avec au coeur la certitude du devoir accompli.
FN 2002: 5 millions de voix. FN 2017: 10 millions. Rendez-vous en 2022 pour l’ultime sauvetage de la République devant l’immonde Marion ? Elle sera séduisante celle là, attention.
Retrouvez tout le texte (ceci n´est qu´un extrait) de Bruno Gaccio – publié sur facebook sous le titre Guy Carcassone nous avait prévenu en allant sur: https://m.facebook.com/notes/bruno-gaccio/guy-carcassonne-nous-avait-pr%C3%A9venu/1046239058838332/
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LETTRE A DES AMIS QUI ONT LUS LA LETTRE DE RAPHAEL GLUCKSMAN ET QUI M’ÉCRIVENT DES LETTRES POUR QUE JE VOTE MACRON

Chers amis, je perçois parfaitement le ridicule qu’il y a en ce moment à dire pour qui l’on vote dans l’espoir fou – et la morgue qui va avec – de penser que ça pourrait changer quelque chose ou même simplement intéresser quelqu’un, je ne suis pas le premier BHL venu. Que dieu, qui n’existe pas, m’en préserve.
Le vote est secret. Si le législateur avait voulu qu’il soit public, il aurait mis une vitre dans les isoloirs, pas un rideau.
Pourtant je vais vous dire mon vote quand même- car je voterai, je ne m’abstiendrai pas- en prenant le risque de ce ridicule.
Je préviens: je vais parler de mes états d’âme. Pour ceux qui comptent m’engueuler sur le thème: on s’en fout de ce que tu penses, n’allez pas plus loin, parce que c’est ce que je vais faire dans les lignes qui suivent. Et c’est long en plus. Donc…
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Merci, à ceux qui sont restés.
D’abord, Je me sens mal. Parce que le choix qui m’est proposé pour le second tour de cette élection présidentielle ne me convient pas, du tout, et que je me sens insulté quand on me dit que je fais le “jeu du Front National” si je ne vote pas pour monsieur Macron et si je n’appelle pas mes amis à faire de même. Je ne vais pas revenir sur l’idée que, pour lutter contre le vote FN il est sans doute plus judicieux de s’en prendre à ce qui rend possible un tel vote que voter pour un candidat qui est l’incarnation de ce qui rend possible le vote FN. On l’a ? N’y revenons pas. (Lire Onfray sur le sujet)
Au premier tour j’ai voté pour un candidat avec qui je partageais un nombre suffisamment important de “contestations compatibles”. Je ne partageais pas tout, mais suffisamment. Rien d’idéologique. Des convictions murement et longuement réfléchies.
(sur les contestations compatibles, Lire l’excellent livre de l’excellent David Koubbi “une contestation Française” édition Don Quichotte)
Je ne partage pas de contestation compatible avec monsieur Macron. Qui ne conteste d’ailleurs rien, sur rien, jamais. A part la tête de ceux qui gouvernent pour y être à leur place. (y être mis ?)
Donc je ne voterais pas pour monsieur Macron. Même en me pinçant le nez et même en disant haut et fort que je le combattrais vigoureusement APRES. Quelle faiblesse de croire qu’après avoir été culpabilisé et convaincu pour voter Macron, je ne serais pas culpabilisé par les mêmes pour lui donner logiquement une majorité pour gouverner ! Voter pour et, un mois après voter contre ? Je ne suis pas si inconstant.
Et bien évidemment je ne donnerais jamais ma voix à madame Le Pen avec qui je ne partage rien. Pardon ? Elle conteste la toute puissance de la finance, et on pourrait y voir une compatibilité ? Non. Je fais assez bien la différence entre un mensonge à caractère opportuniste et un engagement sincère de long terme. Je ne partage donc rien. Rien du tout.
Pour autant je ne resterai pas chez moi, le 7 mai pour, comme l’imaginait Octave Mirbeau: “aller tranquillement pêcher à la ligne, ou dormir sous les saules, ou trouver les filles derrière les meules, ou jouer aux boules dans une sente lointaine…”
Je voterais donc: Blanc. (Je viens donc d’enlever le rideau de l’isoloir)
Petit problème: les élections présidentielles ne sont pas prévues dans le processus du vote blanc. La loi de 2014, qui sépare les votes blancs des votes nuls ne s’applique pas à la présidentielle. Et oui, monsieur Hollande devait compléter par une loi organique les dispositions de la loi de 2014 avant 2017 et… il ne l’a pas fait. Ça non plus.
Mais c’est un détail. Je voterai blanc quand même. En glissant une enveloppe vide, conformément à la loi.

Pourquoi ? Parce que depuis 2014 donc, ce vote est compté à part des votes nuls, sans pour autant entrer dans la catégorie des votes exprimés. C’est un premier pas, une étape. (Si on se sert du vote blanc plutôt que de l’abstention pour contester un choix, il faudra bien lui trouver un débouché juridique un jour) J’y suis modestement pour quelque chose. (Blanc c’est pas Nul, avec Marie Naudet, édition Descartes et Cie, dans lequel la proposition de Loi écrite par le regretté Guy Carcassonne a grandement inspiré la loi de 2014)
Ensuite, et surtout, ce vote “exprime” parfaitement mon état d’esprit pour cette élection précise. Rien de plus, rien de moins. Si le message délivré – et “compté” – de ce vote blanc n’a encore aucune portée juridique, il peut avoir une portée politique que je juge digne et nécessaire. Il rendra visible ce qui est caché: ceux qui ne se reconnaissent dans aucun des programmes des deux candidats finalistes. Clairement. Sans calculs savants à trois ou quatre bandes avec arabesques, doubles lutz et triple axel qui ne servent qu’à remplir les émissions de commentaires. Ce qui créent plus de confusion que de clarté.
Rien ne me convient dans le choix ? Blanc.
Quelque chose me convient chez l’un des deux ? Je mets un bulletin avec son nom dessus. Rien de bien compliqué.
Personnellement je ne juge pas quelqu’un qui en son âme et conscience votera Macron. J’attends qu’il fasse de même pour moi. Je ne juge pas non plus les électeurs de Madame Le Pen. Ils ne sont pas tous racistes, même s’il y en a plus chez elle qu’ailleurs, on nous les montre assez. Mais je vous assure que les membres de ma famille qui votent aujourd’hui FN après avoir voté hier PC ne sont pas racistes, ils sont en colère. Et s’ils entendent ce que dit madame Le Pen, c’est parce qu’elle les touche et que les autres ne leur parlent plus. C’est ce qu’ils me disent en tous les cas.
Je souhaite que ce vote Blanc soit compté, et commenté par les gens dont c’est le métier de commenter, au moins autant que le sera l’abstention !
Parce que voter blanc veut dire quelque chose. On ne peut pas faire dire tout et n’importe quoi à un vote blanc contrairement à ce que j’entends souvent chez ses détracteurs. Il y a 4 significations possibles (voir article de Dominique Pauvert Ropas -2010- je sais plus où mais ça se retrouve facile)
– le refus de l’offre électorale
– le désintérêt pour le scrutin
– la stricte neutralité entre les différents choix
– Un manque d’information de l’électeur.
Perso, je ne retiendrai que les deux premières. Encore que se désintéresser du scrutin et aller le dire en votant reste un paradoxe marrant dont on pourrait discuter. Quant à ne pas être informé en 2017…
Le vote blanc n’est pas un vote objectivement “complice” du FN. Il dit clairement “non” aux deux. Alors que le vote par défaut ne dit “non” qu’à l’un des deux en disant à l’autre: “bon ok je vote pour toi même si je ne t’aime pas, et tu seras gentil avec moi après… hein ?”
Après quoi ?
Le vote blanc est un choix en plus. Celui de ne pas choisir et de l’exprimer quand le choix proposé nous semble désastreux.
Et il me semble désastreux cette fois. Le Pen plus désastreux que Macron ? Sans doute. Mais comme monsieur Macron veut que j’adhère à son programme et que je m’y refuse, et que j’ai la possibilité d’exprimer mon non choix: je m’en sers. J’ajoute que se dire Et de gauche Et de droite pour ensuite affirmer combattre les deux ne fait qu’ajouter des arguments aux déjà nombreux des abstentionnistes. Et ne trouver des qualités qu’à ses thuriféraires et une bien piètre attitude quand en parallèle on insulte ceux qui pourraient aider malgré leurs désaccords. Pas malin donc le gars.
Et si madame le Pen était élue ? Serait-ce de la faute de mon vote blanc ?
Si madame le Pen est élue, elle le sera parce qu’elle aura obtenue plus de voix que monsieur Macron dans une compétition à laquelle elle avait le droit de participer. Si elle est anti républicaine il fallait lui interdire de participer. Il y a eu des tentatives pour ça. Où étaient les commentateurs ? Trouvaient ils qu’il s’agissait d’une bonne idée ? Juridiquement défendable ? Moralement nécessaire ? Pas entendu.
Si elle est élue, ceux qui essaient de me culpabiliser s’en prendront à moi. J’assume.
Mais j’espère qu’ils seront à mes cotés l’instant d’après pour engager la lutte contre elle avec autant de force qu’ils mettent à culpabiliser ma sincérité. Et ce sera un beau combat les gars. Il sera violent. Il faudra accepter de prendre des coups et d’en donner, clairement, fortement… si les propriétaires de vos journaux, de vos télés, vous laissent faire, bien sûr.
Je ne me résous pas à ce que l’ambition de ceux qui m’insultent parce que je ne vote pas comme ils le souhaitent, ceux là même qui aiment tant leur pays, se résume à lui donner comme Président le moins pire des deux.
Pour finir je vous renvoie au théorème d’Arrow (je fais pas mon malin, je l’ai lu parce qu’on me l’a indiqué, c’est tout)
J.K. Arrow Prix Nobel d’eco en 72 a écrit un “théorème d’impossibilité” qui est un petit bijou. Il dit en gros qu’il n’existe pas de procédure de vote qui respecte une propriété de cohérence qui semble évidente pour un individu. Si un individu préfère A à B et B à C, il préfèrerait logiquement A à C. Et bien une collectivité, non. Elle peut ne pas manifester dans tous les cas cette transitivité des choix qui nous paraît familière. Une collectivité peut dans certains cas choisir A face à B puis B face à C et si on lui demande de choisir entre A et C, elle choisira C contre A.
Peut importe ce qu’on lui demande, (ordonne ?) de faire.
Voilà pourquoi, entre autre, je voterai blanc au second tour, sans la moindre culpabilité et ce quel que soit le résultat final.
Et rendez vous surtout, surtout pour les législatives qui étaient et restent les élections les plus importantes de 2017.
Amen.

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I marched today

screen-shot-2017-01-22-at-13-52-58I marched today because as a woman a sister, a mother, a human being, my heart is distraught, grieved, conflicted and appalled at the current state of the world.  Trump’s bigotry, xenophobia and sexism is deeply concerning and in direct conflict to the values I believe in. i will use my voice as an advocate for change amidst a climate of hate, indifference, and denial. i will take to the streets and stand alongside the marginalized, and be a voice of love, hope, peace and justice. today was astounding. hundreds of thousands of men, women and children peacefully protesting, walking these roads together to defend dignity. revolution isn’t just a part of our history, it’s happening now. come be a part of it. #womensmarch

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Douleurs de l’enfantement

http://carmelseymour.com/portfolio/item/the-secret-not-worth-knowing

La culture de la Grèce antique et le genre tragique en particulier associent le corps féminin à l’expérience de la douleur, notamment celle de l’enfantement[5]. Dans Médée d’Euripide par exemple, le poète exalte le sacrifice d’une mère qui, à l’instar des hommes, « préférerait combattre trois fois qu’accoucher une seule[6] ». Cette souffrance dévolue à la femme était inévitablement liée à sa condition de génitrice, une fatalité que le clergé orthodoxe a reprise à son compte en affirmant que seule Marie Mère-de-Dieu, vierge dans son âme et dans son corps, n’a pas connu les douleurs de l’enfantement.

Conséquence plausible de cette problématique collective, la pratique de la césarienne s’est considérablement développée en Grèce, comme l’a fait remarquer Elsa Pimenidou de l’association Birthchoice : « Officiellement, le taux de naissances par césarienne est de 50 %, mais il est plutôt de 70 %. Jusqu’à récemment, le Brésil occupait la première place, mais la Grèce est désormais en tête du classement[7]. » Plusieurs études montrent en effet que le choix de cette intervention est influencé par la peur d’un accouchement par voies basses[8].

Selon le témoignage d’une expatriée, il est très difficile d’accoucher naturellement à Athènes où les professionnels « découragent la cohabitation avec bébé et le maternage[9] ». Une étude de 2009 indique que seuls 4 % des bébés sont encore allaités à six mois du fait d’un « manque flagrant d’une culture de l’allaitement dans la société grecque[10] ». Dans un rapport plus récent, l’International Baby Food Action Network (IBFAN) s’inquiète du manque d’éducation et de soutien aux mères qui souhaitent pratiquer l’allaitement en Grèce. Du fait de taux très élevés de césariennes et d’une promotion active du lait maternisé dans les hôpitaux, moins de 10 % des femmes allaitent exclusivement leur bébé dans les six premiers mois[11].

(5) Lire à ce propos Katrina Cawthorn, “The female body and suffering” in Becoming Female, the Male Body in Greek Tragedy, Duckworth, 2008, pp. 50-53.

(6) Euripide, Médée, traduction de Danielle De Clercq, 2005, v. 251.

(7) Anastasia Balezdrova, “Greece ranks first in the world in number of Caesarean births”, GR Reporter, 8.12.2011,http://www.grreporter.info/en/greece_ranks_first_world_number_caesarean_births/5561.

(8) Despina Sapountzi-Krepia et al., “Mother’s experiences of pregnancy, labour and childbirth: A qualitative study in Northern Greece”, International Journal of Nursing Practice, 2011, No 17, pp. 583-590, http://www.researchgate.net/publication/51818808_Mothers%27_experiences_of_pregnancy_labour_and_childbirth_A_qualitative_study_in_Northern_Greece.

(9)“Expat Advice: Having a Baby in Athens”, Expat Exchange, http://www.expatexchange.com/advice/88/19301/47/Greece/Having-a-Baby-In-Athens.

(10) Iliadi Panagiota et Ermioni Palaska, “Breastfeeding and Contemporary Life: The Greek Reality”, Nosileftiki, octobre 2009, Vol. 48 No 4, pp. 352-357,http://connection.ebscohost.com/c/articles/47690776/breast-feeding-contemporary-life-greek-reality.

(11) IBFAN, “Greece: Unfavorable Environment Leads to Extremely Low Breastfeeding Rates”, Breastfeeding & Human Rights, 7.6.2012, http://breastfeedingandhr.blogspot.fr/2012/06/greece-reported-for-second-time-at.html.

 

© M.A. Cotton – 10.2015 / http://www.regardconscient.net

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Violence breeds violence

Screen Shot 2013-09-13 at 7.44.23 PMBy design, we are created with the desire to be loved. We are born with eyes that seek a place of belonging and a place of joy. Our desire as children is happiness, and happiness alone. As we grow, we are shaped and molded by not only our experiences, but also our environment. We are souls with individual journeys that are tied to others by our acts, our wishes and the manifestations of our dreams.

Both violence and hatred are not an innate trait within us. These are learned conditions. The only hope to break the cycle of violence that we see in the world is to stop the breeding and education of such qualities. We see France mourning now as we are about to leave to Nice and they inform us that the Nice Jazz Festival has been cancelled due to safety concerns. Understandably, no concerts will be held for this year, not only due to the sadness and mourning of the people, more moreover the FEAR that this gathering would be susceptible to similar repeated events of violence.

When are we allowed to be unafraid when the current state of affairs presents only the possibility of more violence ? My heart and my tears go out to those who are mourning and those who have been killed so recklessly there in France. My heart also goes out to those who have been taught that violence and hatred are righteous because they’ll never know how contagious their feelings are. They’ll never know that joy and happiness was the root of their existence. They’ll never feel that they have the right to celebrate their existence without causing harm to others.

We live in a time when technology has made us so connected that we can feel what happens across the planet. We are more aware than ever before of the human condition and the vast amount of suffering in the world. Our goal should not be to create more suffering. Our goal should be to identify the places and the people who are suffering the most, and come together as a unit to resolve this global pain.

Artists, musicians, poets, we talk about what we feel, what we see, what we wish to change….. But nothing is as effective as a human act of kindness to halt cruelty in its incubation before it has even began to develop in the mind of a young man or woman. We must not continue to breed violence in one another if we seek to live in harmony regardless of race, religion, sex, personal beliefs, and cultural backgrounds.

This is a moment when the world is in need of human compassion toward one another. Violence will only breed more violence just as love will only breed more love.

We need peace.

 

Text by Melody Gardot (on facebook)